SOMMET SOCIAL 2012 DE L’UNION LOCALE CGT DE SAINTES ET DE SON TERRITOIRE

Publié le 17 Janvier 2012

SOMMET SOCIAL 2012

DE L’UNION LOCALE CGT DE SAINTES ET DE SON TERRITOIRE

 

Au moment même du sommet social du Président de la République et de son Gouvernement, annoncé comme étant le sommet de la crise par le 1er ministre, l’Union Locale CGT de Saintes tient à faire le sommet social de son territoire et les conséquences des mesures mises en place depuis ces dernières années.

Tout d’abord il faut que nous parlions chiffres et notamment ceux du chômage. Ils ne sont pas bon du tout au niveau national mais pas bon non plus pour ce qui est de notre Département car ils sont en augmentation de 4,4% catégorie A, B, C ce qui donne environ 42 750 chômeurs en novembre 2011. Sur Saintes et son territoire en Catégorie A  c’est +2,4%.

Nous constaterons que les plus de 50 ans hommes sont à +21% et les femmes de plus de 50 ans sont à +33,6%.

Monsieur Fillon quand il a mis en place la reforme des retraites n’avait il pas dit qu’il fallait travailler plus longtemps ? Comment pouvons-nous faire quand le travail n’est pas au rendez-vous, quand les entreprises sortent de leurs effectifs les plus âgés…Mesure spécifique pour les chômeurs en fin de droits, condamnés au RSA après une carrière complète du fait de la réforme des retraites…. Merci MONSIEUR

1 salariés sur deux gagne moins de 1500€ par mois, la différence entre un homme et une femme est de 25% d’écart salarial.

Il y a aujourd’hui 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté avec 954€ par mois et la moitié de ceux là touche moins de 770€.

Comment prévoir une relance économique !!!

Les PME et PMI ont été gravement touchées par la crise il en résulte énormément de fermeture et de licenciements de salariés. Ils sont venus grossir les rangs des chômeurs et notamment les plus âgés, le constat montre que les femmes sont plus touchées que les hommes par ces restrictions. Sur notre territoire plusieurs entreprises ont été mises au registre de l’abandon :

 La SEDIS, la laiterie de Chadenac, les difficultés de la Wesper qui depuis 3 ans vit au rythme du chômage partiel, Colibri qui vient de se débarrasser de certains administratifs à qui, ils ont dit : «il y a des mutations en Bretagne ». Sur 17 suppressions en réalité il n’y avait que  2 places. Les difficultés de l’Etoile ferroviaire Saintaise, moins 26 postes et une menace de fusion avec Périgueux qui accentuerait le déficit de poste à pourvoir sur SAINTES.

 

Nos politiques, Sénateurs, Députés, Maires, Président de Conseil et Ancien Ministre, se sont-ils vraiment occupés de l’avenir de nos travailleurs et du devenir de leur famille, la bataille d’une gare était certe importante mais 10 ans auparavant il y avait déjà les mêmes. Entre temps, un parmi eux, c’est retrouvé propulsé comme ministre du transport qu’a-t-il fait pour cette gare, ou pour les autres ?

 Le registre des heures supplémentaires et des exonérations fiscales ont gravement touché les emplois. Cette mesure qui devait soi-disant créer de l’embauche dans les entreprises a en réalité profité une nouvelle fois au patronat. 186 millions d’heures supplémentaires au 2ème trimestre 2011 soit en équivalent temps plein 400 000 emplois annuel. Quelques choses comme 3 milliards d’euros de perte en recette pour la Sécurité Sociale. Nous sommes bien loin des chiffres des soi-disant fraudeurs à la sécu, ou des arrêts de travail généreux que voulait nous faire avaler le gouvernement, pour nous faire une fois de plus, responsabiliser et nous opposer les uns aux autres.

Aujourd’hui que nous promet ce gouvernement ;

Une TVA sociale, mesure anti sociale qui profitera au patronat qui la réclamait depuis longtemps, par contre notre pouvoir d’achat une fois de plus en subira les conséquences. Nous ne pouvons pas croire que cette TVA sociale puisse en quoi que ce soit être utile à l’emploi. Les 170 milliards accordés généreusement par le gouvernement Fillon aux entreprises en 2010 n’a amélioré en rien le plein emploi au contraire c’est bien les dividendes versés aux actionnaires qui en ont bénéficiés.

Baisse des salaires le gouvernement en parle depuis la perte de nos 3 A par une agence de notation, une mesure inacceptable, intolérable, surtout sachant ce que nos politiques se mettent dans la poche

Flexibilité dans les entreprises, elle est réclamée par le patronat pour accentuer l’emprise sur les salariés et les soumettre un peu plus, à travailler plus longtemps, plus souvent, le dimanche avec une baisse des salaires, sans que personne ne puisse intervenir en leur faveur, le rêve du patron… Les modalités de recours au chômage partiel seront facilitées, simplifiées, assouplies pour les entreprises sans aucune garantie pour la pérennité de l’emploi, les droits du salarié et les prérogatives des représentants du personnel seront mises à mal. 

Moins de services publics, moins de fonctionnaires, c’est également le cheval de bataille et dans la bouche de tous les ministres à croire qu’ils ont bien appris leurs leçons, c’est quand même bien grâce à nos services publics si nous nous en sommes sortis jusqu'à présent dans cette crise financière et ce n’est pas en les supprimant mais en les accentuant que nous en sortirons encore mieux, mais ça ne fait pas les affaires des financiers et des actionnaires.

Moins de protection sociale, car cela coute cher, cette manne financière les intéresse beaucoup, depuis longtemps, pratiquement depuis qu’elle existe. Le manque de financement ne vient pas des salariés mais bien d’un manque de sérieux d’une part du patronat mais également du gouvernement. Le plein emploi c’est la solution au lieu d’accorder des cadeaux fiscaux aux entreprises il faudrait s’attacher à faire respecter l’emploi, faire payer cher l’emploi dissimulé, le non respect des conventions collectives, les conditions de travail, favoriser le CDI, abolir les contrats qui n’offrent aucun avenir sérieux,                     

      Forcement avec ce genre de promesse l’explosion du chômage risque d’être une des particularités de notre pays, l’œuvre a déjà commencé et le constat que nous pouvons faire de l’action du ministre du travail n’est pas brillant, non Monsieur Xavier Bertrand vous n’êtes pas bon en besogne encore moins dans la réflexion du comment sortir de ce piège orchestré par Madame Parisot, femme experte en la matière.

Voilà brièvement en quelques lignes la vision maussade que nous pouvons avoir du sommet social et du manque de dialogue social avec les partenaires sociaux. Les Français seront quoi penser de ce lourd quinquennat d’une droite en déconfiture qui essaie par tous les moyens de s’en sortir en désignant les coupables en dehors de leur camp et en faisant porter le chapeau à l’ensemble des citoyens. 

L'union Locale CGT de SAINTES   

 

Suite à la conférence de presse du lundi 17 janvier 2012, voici l'article de Sud Ouest : link

Rédigé par ulcgtsaintes.over-blog.fr

Publié dans #VIE DE L'UNION LOCALE

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