NON A LA REMISE EN CAUSE DU DROIT A L’AVORTEMENT !
Publié le 31 Janvier 2014
NON A LA REMISE EN CAUSE
DU DROIT A L’AVORTEMENT !
Communiqué de l’Union locale CGT de Saintes
En Espagne, un projet de loi adopté en Conseil des ministres remet en cause le droit à l’avortement. Depuis 2010, la loi espagnole autorise l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse (12 semaines en France).
Le projet de loi espagnol ferait pratiquement disparaître ce droit.
La défense du droit à l’IVG nécessite une vigilance et une mobilisation permanente.
En France même, des opposants à ce droit haussent le ton.
Le 10 décembre, 10 jours avant l'adoption du projet de loi espagnol en Conseil des ministres, le Parlement européen a rejeté un texte préconisant le droit des femmes à l’avortement et à la contraception quel que soit leur pays de résidence en Europe.
Présenté par une socialiste portugaise, le texte était dénoncé avec force par l'extrême droite et les mouvements hostiles à l'avortement (source Le Monde).
Le droit à l’avortement ne saurait s’exercer véritablement sans les moyens financiers de le garantir, à savoir le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale.
Or, cette conquête ouvrière vient de subir une violente attaque annoncée par le Président de la République en début d’année.
En effet F. Hollande donne satisfaction au patronat en décidant de l’exonérer du versement des cotisations de toute une branche de la Sécurité sociale, la branche famille. Il s’agit d’un hold-up de 36 milliards, puisque les cotisations sociales sont une fraction du salaire. Au-delà, c’est toute la Sécurité sociale qui est menacée. La réduction des dépenses publiques (50 milliards d’ici 2017) conduirait aussi à la diminution des budgets sociaux en aggravant les atteintes au droit à la santé.
La défense de la protection sociale est au centre des mobilisations auxquelles participe la CGT, et prochainement jeudi 6 février, également pour l’emploi et les salaires.
Pour la défense de l’IVG, l’Union locale CGT de Saintes appelle à se rassembler samedi 1er février à 11 h 30 devant la sous-préfecture de Saintes.